La sécurité alimentaire, un moyen éfficace pour combattre la famine

Ce service œuvre plus dans l’agro écologie (on voit ici l’agriculture, l’élevage et la protection de l’environnement), plusieurs activités se déroulent au sein de ce service. C’est entre autre l’accompagnement des coopératives agricoles dans le milieu rural dans 5 territoires du Sud-Kivu à savoir; Uvira, Kabare, Fizi, Walungu et Kalehe.
Les autres activités qui suivent concernent beaucoup plus l’accompagnement des organisations paysannes dans le milieu rural selon leurs différentes filières agricoles notamment : la filière maïs à kamanyola ; la filière huile de palme à Lubarika et à Fizi ; la filière riz à Sange ; la filière manioc à Katana et enfin la filière avicole qui se trouve à Luvungi.
Les missions accordées à ce service en général sont :
Suivre le fonctionnement des unités de production et s’assurer de l’application de la politique de gestion et du respect des engagements entre les comités de gestion et l’APEF ;
Accompagner les gestionnaires des coopératives dans la tenue des outils de gestion ;
Renforcer les compétences techniques des coopératives en matière de transformation, conditionnement et conservation des produits ;
Faciliter la mise en relation entre producteurs et consommateurs
UN SERVICE QUI VAUT SON PESANT D’OR
L’accompagnement par APEF des producteurs agricoles en milieu rural a commencé en 2004 lors du lancement du tout premier programme de sécurité alimentaireet son appui continue jusqu’aujourd’hui ou elle en est à son quatrième programme.
Au total elle a eu jusqu’à 2018, 6000 bénéficiaires directs de ces programmes avec comme partenaire Entraide et Fraternité.
Premier programme (2004 à 2006) : ce programme mettait l‘accent plus sur la diversification des activités de la productivité des femmes et s’est occupé de l’organisation et de l’accompagnement des associationsféminines dans la ville de Bukavu ainsi que dans les milieux ruraux.
Deuxième programme (2007 à 2010) : ce programme avait pour objectif de renforcer et de spécialiser les activités de crédit pour mieux soutenir les activités économiques des femmes et des ménages ruraux. Les bénéficiaires directs ont été au nombre de 83 associations dans la ville de Bukavu. Dans les milieux ruraux, 120 groupements repartis dans 4 axes ( Katana , Kabare, Walungu, Uvira&Fizi) ont bénéficiés directement de l’appui de l’APEF. Donc ce programme soutenait les activités de crédit dans les milieux ruraux et chez les femmes.
Troisième programme (2011 à 2014) : il fut soutenu par L’Entraide et Fraternité. Il avait pour objectif de renforcer les activités de transformation agro-alimentaire des femmes et des ménages ruraux. Ce programme a eu comme bénéficiaire direct une population repartie dans 41 associations et dans différents groupements professionnels (ensemble de producteurs regroupés au sein des filières agricoles bien déterminées.)
le nombre des membres dans chaque groupement professionnel dépendait du degré d’implication de chaque producteur. Qans chaque axe le nombre allait variait entre 25 et 30 membre par groupe.
L’objectif de ce projet étant de renforcer les capacités des organisations paysannes, l’APEF a tout mis en œuvre pour l’atteinte de celui-ci notamment, l’organisation des séances de formations en faveur des associations, des groupements professionnels, l’apport de certains outils de construction, des unités de transformation ( Kamanyola et Sange par ex), la construction des dépôts de stockage (sange),… les unités de transformation installés sont toujours bénéfiques à la population dans les milieux ruraux respectifs. L’échange d’expérience fut aussi une activité importante pour l’atteinte des objectifs de ce programme.il a permis aux bénéficiaires directs de se rendre dans la région des grands lacs notamment au Rwanda afin d’acquérir des techniques ou des modèles de gestion de leurs unités de transformation et gestion des coopératives. Il a aussi permis aux bénéficiaires d’adopter la culture du kitchenGard qui concerne l’aménagement d’une petite parcelle (ou un petit jardin) pour lutter contre la faim.
Quatrièmeprogramme (2017 à 2021)c’est celui qui est en cours. Il est intitulé « pour que la terre tourne plus juste, la souveraineté alimentaire pour tous » et est plus orienté vers l’accompagnement des coopératives pour les mener vers une professionnalisation et une autonomisation. C’est dans ce programme où intervient le plus l’agro écologie. Cette dernière est une science qui applique à l’agriculture les principes de l’écologie : respect de l’environnement, fertilisation naturelle, économie de l’eau et de l’énergie. Le nombre des bénéficiaires directs est de 1400 producteurs repartis dans des coopératives à raison de 200 par coopérative. Ces coopératives se trouvent dans chaque milieu rural ou s’organise une quelconque filière.
Pour mieux gérer leurs coopératives, les gestionnaires ont été soumis à une formation surla gestion des coopératives dispensée par l’APEF elle-même. Cette formation a permis aux bénéficiairesde s’imprégner de toutes les notions importantes ainsi que les outils de gestion en rapport avec la mise en place d’une coopérative agricole. Les coopératives mises sur pied sont déjà reconnueslégalement et évoluent petit à petit vers leur autonomisation grâce à l’accompagnement de l’APEF. Les indicateurs suivant permettent d’estimer qu’en 2021 elles seront déjà devenues autonomes :
Elles organisent elles mêmes des assemblées électives, ceci pour éviter l’alternance au pouvoir et donner ainsi à chaque membre la chance de pouvoir diriger ;
Elles procèdent déjà au partage des revenus provenant de leurs activités ;
Elles procèdent aussi à des cotisations internes ;
L’insertion des jeunes qui s’intéressent déjà à l’agro écologie ;
Etc.
Un échange d’expérience a été effectué dans le but d’étudier les stratégies d’écoulement de produit par les coopératives. C’est une façon de créer un marché qui lie toute coopératives à travers les 5 territoires de la province du Sud-Kivu.
Ex : les coopératives de Katana peuvent aller se procurer du riz chez les producteurs de sange. Ceux de sange peuvent aller se procurer des maniocs à kamanyola et vice versa.
Ces coopératives, comme toute institution rencontrent toujours des difficultés(obstacle pour eux ainsi que pour ce service) dans leur fonctionnement tel que le manque de moyen pour produire en quantité suffisante, le faible pouvoir d’achat des clients, le mauvais étatdes routesempêchent un écoulement rapide des produits, l’insécurité,…
Pour aider ces coopératives à faire face au changement climatique, A.P.E.Fa organisée des séances de sensibilisation sur les techniques agro écologiques à pratiquer en vue de la protection de l’écosystème. Cela a poussé certaines coopératives à aménager déjà des pépinières où ils vont planter des arbres. Certains producteurs ont pris l’initiative d’utiliser les rivières pour irriguer leurs champs.
Pour suivre de près ces coopératives l’APEF a mis sur pied des points focaux dans chaque milieu rural. Elle organise des descentes sur terrain pour tester les capacités des points focaux et se rassure de la bonne marche des coopératives.
C’est grâce à l’actuel programme qu’il y a une valorisation de l’agriculture paysanne agro écologique. Les producteurs n’utilisent pas les engrais chimique mais plutôt organique pour une protection efficace de l’écosystème.

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