APEF : Pour l’autonomisation des jeunes au Sud-Kivu.

Depuis le début de l’année 2017 plus de 300 jeunes venant des 5 territoires du Sud-Kivu ( Kalehe, Kabare, Walungu, Uvira et Fizi) ont été sensibilisés.
pepiniere de jeunes à kavumu

Depuis plusieurs années, l’agriculture familiale occupe 80% des femmes en RDC. Tous les travaux agricoles ont été laissés à l’apanage de la femme car c’est elle qui joue le rôle de la reproduction. Bien que cela soit une activité importante pour la famille, elle est beaucoup plus méprisée par les hommes et les jeunes à l’instar de ses conditions  difficiles et de son faible rendement. En plus, les jeunes partagent la perception de l’agriculture comme un domaine non rentable, caractérisé par un travail acharné, de longues heures de labeur, une mauvaise rémunération et une faible reconnaissance sociale.Pourtant, il existe des possibilités d’autonomiser les jeunes à chaque étape de la chaîne de valeur agricole, en exploitant de nouvelles compétences et en innovant les approches. Le projet « pour que la terre tourne plus juste, la souveraineté alimentaire pour tous » réalisés par l’A.P.E.F et soutenu financièrement par entraide et Fraternité a montré qu’avec un plus grand accès à l’entreprise agroalimentaire, les jeunes peuvent devenir la force motrice de la transformation agricole au Sud-Kivu.

La RDC, compte environ 60% de la population âgée de moins de 35 ans. Aujourd’hui, la majorité des jeunes n’ont pas d’opportunités d’emplois ni de l’exploitation économique stable. Les jeunes impliqués dans le secteur agricoles sont heurtés à beaucoup des problèmes : manque d’accès à la terre, aux moyens financiers, aux marchés, aux technologies appropriées et aux compétences techniques etc.

Depuis le début de l’année 2017 plus de 300 jeunes venant des 5 territoires du Sud-Kivu ( Kalehe, Kabare, Walungu, Uvira et Fizi) ont été sensibilisés. Ces sensibilisations en plus des actions d’appui aux AGR des jeunes, visent à ‘apporter des solutions au défi poignant du chômage des jeunes au Sud-Kivu.Le succès des jeunes entrepreneurs peut aider à résoudre des problèmes sociaux aussi sérieux que l’exode rural, l’adhésion dans des groupes armés, l’augmentation du chômage des jeunes, le vagabondage, les violences faites aux filles, … tout en réduisant les risques 
Sociétaux qui y sont associés.« L’agriculture est un secteur vital ; il faut en faire un département de souveraineté et la rendre performante et accessible à tout le monde, les jeunes devraient s’approprier ce secteur agroalimentaire car l’avenir de toute une nation en dépend. L’agriculture n’est pas seulement limitée à la production, c’est aussi et surtout une chaine de valeurs : production-transformation conditionnement, stockage et commercialisation. » Souligne madame NUNU Salufa Directrice de l’APEF.

« Nous avons toujours eu des projets agroalimentaires, mais ils finissent souvent dans les armoires car nous n’avons pas des moyens pour les exécuter nous demandons au gouvernement et autres organisations œuvrant dans ce secteur de soutenir le travail que fait APEF pour nous faciliter la mise en œuvre de ces projets. »  Renseigne LUNANGA THEOPHILE un bénéficiaire d’APEF à KAVUMU/KABARELes animatrices d’APEF mettent l’accent sur la création de modèles d’affaires (plan d’affaires) en vue de renforcer les capacités managériales des exploitants agricoles, améliorer l’accès aux équipements, aux infrastructures, améliorer la capacité à transformer et à écouler des produits en vue de l’accroissement des revenues de ménages et en vue de leur autonomisation. Cette stratégie est une réponse à la demande basée sur les besoins des communautés tels qu’exprimer par les parties prenantes.

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